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"Les Chansons des rues et des bois" de V. HugoDécoré par mon monarque, " Je m'en reviens, ébloui, " Mais bancal, et je remarque " Qu'il a ses deux pattes, lui.
" Manchot, fier, l'hymen m'attire ; " Je vois celle qui me plaît " En lorgner d'autres et dire : " Je l'aimerais mieux complet. "
" Fils, c'est vrai, je ne savoure " Qu'en douteur voltairien " Cet effet de ma bravoure " De n'être plus bon à rien.
" La jambe de bois est noire ; " La guerre est un dur sentier ; " Quant à ce qu'on nomme gloire, " La gloire, c'est d'être entier.
" L'infirme adosse son râble, " En trébuchant, aux piliers ; " C'est une chose admirable, " Fils, que d'user deux souliers.
" Fils, j'aimerais que mon prince, " En qui je mets mon orgueil, " Pût gagner une province " Sans me faire perdre un oeil.
Source: http://abu.cnam.fr/cgi-bin/donner_unformated?ruesboi1 <IDENT ruesboi> <IDENT_AUTEURS hugov> <IDENT_COPISTES vautiere> <ARCHIVE http://www.abu.org/> <VERSION 1> <DROITS 0> <TITRE Les Chansons des rues et des bois> <GENRE vers> <AUTEUR Hugo, Victor> <COPISTE Eric Vautier> <NOTESPROD>
Nous retrouvons ici le problème des anciens combattants invalides suite à leur participation à une guerre. Certains, dans un élan de patriotisme, ne regrettent pas la perte d'un membre ou même de plusieurs, d'autres supportent mal leur pénible retour à la vie civile. |