Histoire des handicaps et des handicapés

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On peut imaginer que de tout temps des hommes furent mutilés, par des accidents, par les guerres ou parfois par des amputations « punitives »,  liées à certaines croyances religieuses.

Une grande partie des amputés ne devrait pas survivre car les conditions d'hygiène dans lesquelles cette opération était accomplie était tout à fait insuffisantes. D'autre part, les anesthésies étaient sommaires ou inexistants et après l'opération et après l'opération, les infections devaient être nombreuses et non maîtrisées.

Au moyen âge, après l'amputation on plongeait le membre mutilé dans l'huile chaude et l'on terminait l'intervention au fer rouge.

Des excavations archéologiques récentes sur les emplacements urbains en grande-Bretagne révèlent quelques faits intéressants pour les 18èmes et 19èmes siècles.  Sur l'emplacement de l'ancienne infirmerie de Newcastle, hôpital fondé par des en 1751 pour les pauvres malades et boiteux. Lors de la reconstruction d'un nouvel hopital les fouilles archéologiques ont porté sur 210 squelettes, soit les restes de quelques 400 individus au minimum. Les archéologues furent étonnés de rencontrer plus de 200 membres amputés, principalement os de jambe au-dessus et au-dessous du genou.
Les acuses d'amputation Plusieurs os ont montré des signes de l'infection chronique, par exemple le syphilis, d'autres ont indiqué l'évidence du traumatismes grave, tel que l'écrasement, et dans un cas l'os amputé a été affecté par un cancer. Ceci serait apparu comme morceau dur sur la partie plus inférieure de la jambe, bien qu'en fait la tumeur semble maintenant avoir été bénigne. Les parties du membre restant pouvaient fonctionner avec une prothèse. Un pied malade, par exemple, ne serait pas amputé à la cheville mais à un point plus haut au-dessous du genou, permettant au patient l'attachement au dessus d'une jambe en bois typique.  Des amputations multiples ont été aussi pratiquées post-mortem pour améliorer les techniques d'amputation.
 

Avec l'apparition des canons et autres armes à feu les causes d'amputation devinrent plus fréquents. les techniques opératoires s'amélioraient aussi ; durant les campagnes napoléoniennes un chirurgien chef du nom de Larrey pratiquait les amputations très rapides soit quatre minutes pour amputer au niveau de la cuisse et dont douze secondes pour amputer à bras.

Le 16 octobre 1846 est habituellement considéré comme la date de la première anesthésie. Dans l’amphithéâtre chirurgical du Massachusetts General Hospital, à Boston, John C. Warren opère Gilbert Abbott d’un kyste sous-maxillaire.
Antoine Jobert de Lamballe emploie l’éther pour effectuer la première anesthésie réalisée en France, en 1846.
C’est en 1847 que l’obstétricien James Y. Simpson présente à la Société médico-chirurgicale d’Édimbourg les avantages du chloroforme.
 

Ce n'est au XIXe siècle, que les principes de l'antisepsie permirent d'éviter les infections, ainsi de nombreux amputés survécurent à l'amputation, ce qui imposa un développement important des prothèses.

C'est un chimiste, Louis Pasteur, qui parvient à montrer que l’air atmosphérique véhicule des germes microbiens qui pourraient être la cause des infections.

Un chirurgien, Joseph Lister, va tenter d'appliquer les découvertes de Pasteur il utilise de l’acide phénique et laisse se former une croûte qui évite la putréfaction. Lister a inventé l’antisepsie. Dès 1871 sa méthode se généralise rapidement.

À partir de 1886, l’antisepsie va faire place à l’asepsie. Mise au point également par Pasteur, elle se différencie de l’antisepsie par le fait qu’au lieu de chercher à protéger l’organisme opéré contre les germes portés par les instruments du chirurgien, elle propose de n’utiliser que des instruments, des bandages, des éponges, des fils de suture préalablement stérilisés par la chaleur dans l'autoclave.

mailto:info@handistoire.info

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Dernière modification: 02 avril 2007