Histoire des handicaps et des handicapés |
| ![]() Un cas français: l'arrêt PERRUCHEAprès une longue procédure, en l'an 2000, l’assemblée plénière de la Cour de cassation s’était prononcée sur l’existence d’un préjudice subi par un enfant atteint de rubéole congénitale dont le diagnostic prénatal n’avait pas été porté du fait d’une négligence du laboratoire d’analyses biologiques. Ce qui est nouveau par cet arrêt est l’indemnisation du préjudice de l’enfant en plus de celui des parents. Cette position est contraire à celle du Conseil d’Etat qui avait soutenu: « La naissance ou la suppression de la vie ne peut être considérée comme une chance ou une malchance dont on peut tirer des conséquences juridiques » . Cette affaire a fait couler beaucoup d'encre. En 2001, une proposition de loi visant à garantir l'égale dignité de toute vie humaine qui comporte un article unique destiné à compléter l'article 16 du Code civil a été déposée à L'Assemblée nationale française : "Nul ne peut se prévaloir d'un préjudice du fait d'être né". L'objectif de cette proposition de loi est d'engager le législateur à mettre un terme légal à la jurisprudence PERRUCHE. Cela aboutit à l'article 1er de la loi du 4 mars 2002 met un coup d'arrêt à la jurisprudence dite PERRUCHE : « I. - Nul ne peut se prévaloir d'un préjudice du seul fait de sa naissance. Naître handicapé n'entraîne pas un préjudice, il n'en découle pas une réparation financière. Le handicapé a le droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale, par exemple par le versement d'une rente.
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Dernière modification: 02 avril 2007 |