Histoire des handicaps et des handicapés |
| ![]() Nous abordons ici un thème qui touche essentiellement les appareillages orthopédiques. Les prothèses de membres mais aussi les prothèses auditives, les corsets, les chaussures orthopédiques, toutes ces aides évoluent entre deux critères : le fonctionnelle et l'esthétique. la fonctionnalité doit rendre à l'handicapé son autonomie, doit lui assurer par un appareillage la fonction qu'il a perdue. un appareil fonctionnel peut être laid. il peut attirer le regard d'autrui et ainsi créer une gêne chez handicapé. certains appareillages sont très difficiles à rendre discret. Notons que certains handicapés ne sont pas gênés de porter des appareils essentiellement fonctionnels et peu esthétiques, on consultera à ce sujet le chapitre de sur l'exhibitionnisme. Dans le passé la distinction entre le fonctionnelle esthétique pouvait être liée à la classe sociale. Prenons comme exemple les projets de jambes artificielles d'Amboise Paré. Au XIXe siècle, dans le roman de Gustave Flaubert, Madame Bovary, le garçon d'écurie reçoit d'abord une prothèse aussi esthétique possible, se terminant par une botte vernie. Il demande alors qu'on lui en fournisse une simple, un pilon, qui lui permettra facilement de continuer son travail. Le pilon de gauche est l'exemple de l'opposition entre le fonctionnel et l'esthétique, pour un travail qui demande à l'amputé, comme le cas d'Hippolyte dans le roman de Flaubert, de se déplacer souvent et en terrain irrégulier c'est une prothèse pratique, mais elle attire le regard puisque seule ressort du pantalon, pour un homme, un bout de caoutchouc. Pour une femme, c'est encore plus visible avec une jupe. A droite la prothèse a une forme qui imite la forme d'un vrai membre, mais qui en terrain pas absolument plat peu rendre les déplacements difficiles.
Au siècle des lumières déjà les encyclopédistes distinguaient le beau du laid, de la difformité. Difformité selon l'Encyclopédie. | ||||||
Dernière modification: 02 avril 2007 |