Histoire des handicaps et des handicapés

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Histoire mentalités

L'histoire des mentalités peut-être définies de la façon suivante :

"L’histoire des mentalités se donne pour objectif la reconstitution des comportements, des expressions et des silences qui traduisent les conceptions du monde et les sensibilités collectives; représentations et images, mythes et valeurs reconnues ou subies par les groupes ou par la société globale, et qui constituent les contenus des psychologies collectives, fournissent les éléments fondamentaux de cette recherche."
 

Telle est la définition que nous donne Robert MANDROU dans l'encyclopédie Universalis, version 6 sur CD-ROM. Dans l'article « histoire des mentalités ».

Il s'agit bien pour nous de tenter de reconstituer les comportements des valides à l'égard des handicapés, de constater l'évolution des expressions, donc des idées, et de comprendre également les silences particulièrement révélateurs à l'égard des infirmes dans la plupart des sociétés. Cette étude exige la reconnaissance des représentations et des images, comme le dit Robert Mandrou, des mythes et des valeurs qui sont attribuées aux handicaps et aux handicapés et par la société globale,  valeurs et images plus souvent négatives que positives.

Trois premiers thèmes aborderont le problème du corps handicapé, sa différence avec l'esthétique dominante et l'évolution de la conception du corps dans les différentes sociétés, le troisième thème étant réservé à la notion de monstruosité.

Nous aborderons ensuite l'approche du handicap dans les médias classiques ainsi que sur Internet, où nous montrerons une approche très particulière aux états anglo-saxons et encore peu connus dans le monde francophone, qui fait du handicapé un personnage parfois admirer est désiré sexuellement et du handicap une situation enviée et souhaitée par certains individus

Dans une vision quelque peu freudienne de notre analyse nous aborderont le couple voyeurisme et exhibitionnisme.  Le handicap attire le regard presque inévitablement, quand, par exemple, je porte un gant cosmétique lié à la prothèse de mon bras, je constate qu'une personne sur trois, dans la rue, porte irrésistiblement son regard dans cette direction. Si je porte des shorts les regards se porteront alors avec insistance sur ma prothèse de jambe.

Dans nos pays occidentaux, ces regards restent discrets, parfois quand il croise le mien une brève attitude de gêne est perceptible chez le valide « voyeuriste ». Il ne n'est pas de bonne éducation dans notre société de porter un regard pesant sur un handicapé. Dans d'autres civilisations, l'attitude peut est très différente, lors d'un voyage en Inde, je dus réajuster le bas de ma prothèse par rapport à ma chaussure orthopédique, dans un lieu très fréquenté; très vite un petit groupe d'indiens se forma autour de moi pour examiner ce curieux membre fait de cuir, de carbone et de métal.

D'un autre côté, il est évident que si je me promène en laissant voir ostensiblement mon appareillage orthopédique, je fais preuve d'un certain exhibitionnisme. Pour revenir sur le couple exhibitionnisme -- voyeurisme, nous pouvons dire que l'exhibitionnisme vient de l'individu handicapé, alors que le voyeurisme vient de la collectivité des valides.

Sur le plan de l'évolution historique, pour les pays occidentaux, nous déterminerons trois types d'approche, premièrement celle de l'église qui parfois dans une vision manichéenne présentes toutes choses sous l'angle du bien et du mal, ainsi parfois le handicap est vu sous un angle positif, parfois sous un angle diabolique. Le handicap peut être également vu sous l'angle d'une vision médicale, approche moins morale, plus fonctionnelle, plus descriptive. Enfin l'angle juridique, ce dernier aborde la position du handicapé dans la société et surtout récemment élaborée une liste de droits réservés aux handicapés.

Les sentiments que peuvent engendrer les handicapés

Sentiments que nous qualifierons de positifs

·         Pitié 

·         Admiration

Sentiments que nous pouvons considérer comme négatifs

·         Diabolisme

·         Curiosité

·         Poids pour la société

·         Sexualité inexistante ou déviante

·         Incapacité de mener une vie sociale normale

·         Refoulement

·         Intouchable

  • Individu inclassable

La pitié

 Encyclopédie de Diderot et d'Alembert:


PITOYABLE, adj. (Gram.) qui est digne de pitié. Il est dans un état pitoyable ; c'est un ouvrage pitoyable: d'où l'on voit qu'il y a deux sortes de pitié ; l'une accompagnée de commisération, c'est celle qu'on a pour les malheureux ; l'autre accompagnée de mépris, c'est celle qu'on a pour les choses ridicules. On dit un homme pitoyable ; & cette phrase a deux acceptions, l'homme pitoyable, selon l'une, est un homme compatissant ; selon l'autre, c'est un homme ridicule.

Larousse du XIXe siècle:

Jeter sur quelqu'un un regard de PITIÉ. La PITIÉ est souvent un sentiment de nos propres maux dans les maux d'autrui. (La Rochef.) La PITIE est le contre-poison des fléaux de ce monde. (Volt.)  La PITIÉ est un des plus nobles sentiments qui honorent l'homme. (J. de Maistre).

Larousse XXe siècle, Thésaurus:

Pitié. - Apitoiement, commisération, compassion, sympathie; attendrissement. - Bonté , charité , humanité.

Condescendance, dédain, mépris .
 

 L'admiration