Histoire des handicaps et des handicapés |
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Quelle fut l'attitude des philosophes du siècle des Lumières face au handicap? Nous prendrons tout d'abord quelques articles dans l'encyclopédie de Diderot.
le handicap peut être considéré comme une raison valable de rompre des fiançailles.
ces articles sont intéressants dans la mesure où ils nous montrent, dans le cadre de l'histoire des mentalités, les attitudes, le regard des valides sur les handicapés.
Cette partie nous permet d'aborder la conception charitable et la conception étatique de l'aide aux infirmes
Deux raisons de rupture de fiançailles, en cas de handicap:
le point numéro huit de cet article semble relativement logique, puisque la rupture des fiançailles et plus fondées sur la duperie que sur la validité. L'article 9 nous paraît plus cruel, puisque c'est le handicap qui est l'unique cause de la rupture. La jeune fille dont le fiancé revient par exemple amputé d'une jambe après avoir servi dans l'armée est autorisée à ne plus accepter la vie commune avec un unijambiste. Nous remarquerons que par rapport au texte de Maupassant «l'infirme» l'attitude proposée au XIXe siècle est aussi le renoncement au mariage, mais c'est par grandeur d'âme que l'ancien officier de l'armée amputée des deux jambes renonce lui-même à ce mariage. L'attitude fondamentale reste que la vie de couple avec un infirme pose trop de problèmes. Cependant Maupassant imagine parfaitement que le mariage entre la belle jeune fille et l'officier marchant avec deux pilons en guise de jambes artificielles se soit réalisé. il s'agit alors d'un beau dénouement et du respect de la parole donnée. Laideur et difformité
Les invalides
Encyclopédie de Diderot Ce point de vue est très original, car il cherche à remplacer dans leur milieu natal les soldats invalides. Remarquons d'abord que l'intérêt pour les handicapés ne porte que sur les blessés de guerre, l'auteur de cet article de l'encyclopédie de Diderot ne se préoccupe pas les invalides civiles. Il ne faut pas, dit auteur, placer tous les invalides dans un même lieu. On pourra faire d'importantes économies en donnant une petite rente aux invalides et en les poussant à se marier dans leur village natal. La femme qui épousera un invalide a tout à y gagner, car avec la rente de son époux ils pourront entreprendre une petite activité commerciale, par exemple. Bien sûrs les filles ont une antipathie naturelle pour les imperfections corporelles, cela l'auteur l'admet parfaitement. Comme le disait plus ou l'article sur les difformités : le regard a de la peine à se faire à un corps mutilé. y aura donc de la générosité à une femme d'épouser un infirme. |
Dernière modification: 02 avril 2007 |