Histoire des handicaps et des handicapés |
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La psychologie du handicape se révèle sous un angle double, l' attitude des valides faces aux infirmes et, d'autre part, l'attitude que les handicapés ont eux-mêmes face aux anomalies de leur corps et aux limites fonctionnelles qu'elles entraînent. parfois ces deux attitudes peuvent se rejoindre. Par exemple, lorsqu'il s'agit d'attitudes liées à des archétypes. La perte d'un bras, par amputation ou par paralysie, peut entraîner la même attitude chez l'infirme que chez ceux qui portent un regard critique sur lui. Il a perdu une bonne partie de son pouvoir d'agir. il y a alors une interprétation symbolique de la mutilation. Comme le faisait remarquer, à l'époque des Lumières, l'auteur de l'article difformité de l'Encyclopédie: "on comprend sous ce mot générique toute figure des parties ou des organes du corps humain, qui s'éloigne de la naturelle, au point d'en empêcher les fonctions, ou même seulement de faire de la peine aux yeux de ceux qui n'y sont pas accoûtumés." Un cas intéressant, en Palestine, de changement d'attiutude des valides à l'égard des handicapés. "Outre la rééducation et la fourniture de prothèses et de membres artificiels, l'ONG que dirige le Dr Zinedine s'emploie à la réinsertion des infirmes dans leur communauté : " Traditionnellement, dit-il, dans la société palestinienne, les infirmes sont vus de façon négative, isolés, mis à l'écart, méprisés. Nous essayons de changer cette image. L'Intifada y a contribué : ceux qui ont été blessés en affrontant les soldats sont considérés comme des héros. Ils ont des aides et des droits que nous tâchons d'étendre à l'ensemble des infirmes, qui représentent aujourd'hui 3 % de la population palestinienne. " L'Humanité, 29 septembre 2001. |
Dernière modification: 02 avril 2007 |